Colloque “Les (nouvelles) méthodologies en histoire et humanités numériques” @ UQAM
13 mars 2025 • 9h 14 mars 2025 • 16h30
Salle des boiseries (J-2805) Pavillion Judith-Jasmin, UQAM 405, rue Ste-Catherine Est
Colloque “Les (nouvelles) méthodologies en histoire et humanités numériques”
Conférenciers pléniers: Marie Puren (EPITA, Paris) et Andreas Fickers (Luxembourg Centre for Contemporary and Digital History)
Les humanités numériques ont profondément transformé les pratiques de recherche en histoire. L’essor des bases de données, de l’intelligence artificielle et des outils de visualisation ouvre de nouvelles perspectives pour l’analyse et l’interprétation des sources. Ce colloque du CRIHN à l’UQAM, réunissant une vingtaine de chercheurs, a pour objectif d’examiner ces innovations méthodologiques et leurs implications pour la discipline historique.
Comment les outils numériques permettent-ils de renouveler les approches classiques de l’histoire ? Quels défis posent-ils en termes de validation des sources, d’interprétation et de transmission des savoirs ? Ce colloque propose de répondre à ces questions à travers des études de cas et des réflexions théoriques sur l’évolution des méthodes historiques.
Les discussions porteront sur plusieurs axes :
- L’exploitation des bases de données : structuration et analyse des corpus massifs de textes et d’images.
- L’intelligence artificielle et l’algorithmique : quelles opportunités et limites pour l’historien ?
- La cartographie et la visualisation de données : nouvelles approches pour comprendre les dynamiques spatiales et temporelles.
- L’édition numérique et la valorisation des sources : de la numérisation à la diffusion des connaissances auprès du grand public.
Organisé par nos membres Jean-François Palomino, Léon Robichaud, Maxime Gohier et Michael Sinatra, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre chercheurs confirmés et jeunes chercheurs souhaitant interroger les mutations du métier d’historien. Il s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur les outils et méthodes qui façonnent aujourd’hui l’histoire en tant que discipline. À travers cet échange interdisciplinaire, il ambitionne de tracer des perspectives nouvelles pour la recherche et l’enseignement des sciences historiques à l’ère du numérique.
Programme
Jeudi 13 mars
- 9h-9h30 : Mots de bienvenue et café
- 9h30-10h45 : Conférence plénière #1 : Marie Puren (EPITA, Paris), « L’histoire à l’ère des grands modèles de langue. Défis, enjeux et perspectives »
- 10h45-11h : Pause café
- 11h-12h30 : Session #1
- Joanne Burgess et Laura Barreto (UQAM) : « Les systèmes d’information géographique historique au service de la recherche et de la mobilisation des connaissances : l’expérience du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal »
- Lisa Dillon (U de Montréal) : « Réseaux de parentés et le parcours de vie, Québec, 1621-1849″
- Jean-François Palomino (UQAM) : « Le potentiel et les défis de constitution d’un répertoire géographique de toponymes anciens »
- 12h30-14h : Dîner (non fourni)
- 14h-15h30 : Session #2
- Léa Maronet (U de Montréal) : « Segmenter et classifier les motifs aśokéens : apports et limites de la vision par ordinateur appliquée à des sculptures indiennes anciennes »
- Christian Gates St-Pierre (U de Montréal) : « Le Projet Onkwehón:we – les défis et possibilités des humanités numériques dans un projet de partenariat de recherche collaboratif et multidisciplinaire »
- Dominique Deslandres (U de Montréal) : « Donner le goût de l’archive à l’ère numérique. Bilan d’un projet de production et de partage de données sur Montréal au 17e siècle »
- 15h30-16h : Pause café
- 16h-17h : Session #3
- Caroline Muller (Université de Rennes 2) : « Que font les historiens et les historiennes avec leurs ordinateurs ? Quelques réflexions à partir de l’exploration d’un corpus de thèses récentes (France et Canada »
- Lisa Teichmann (U de Montréal) : « Traductions et genre de l’auteur dans la Bibliothèque nationale allemande »
- 17h30-18h30 : Verre de l’amitié
Vendredi 14 mars
- 9h30-10h45 : Conférence plénière #2 : Andreas Fickers (Luxembourg Centre for Contemporary and Digital History), « Comment penser l’entre deux ? Esquisse d’une herméneutique numérique pour le métier d’historien »
- 10h45-11h : Pause café
- 11h-12h : Session #4
- Camille Payeur (UQAM) : « L’analyse de réseaux en histoire : un outil pour étudier la production et le commerce du livre à Paris au XVIIe siècle »
- Yves Gingras (UQAM) : « L’analyse de réseaux au service de l’histoire des idées et des sciences (17e-20e siècles) »
- 12h-13h30 : Dîner (non fourmi)
- 13h30-14h30 : Session #5
- Sonia Blouin (U de Sherbrooke) : « Le Réseau de la danse orientale du Québec: Quand les algorithmes font danser la mémoire »
- Martin Grandjean (U de Lausanne) : « Histoire en réseau(x): ‘traduire’ la théorie des graphes dans le langage des archives »
- 14h30-14h45 : Pause café
- 14h45-16h15 : Session #6
- Maxime Gohier (UQAR) et Léon Robichaud (U de Sherbrooke) : « De Transkribus à Transcrire la Nouvelle-France : une nouvelle plateforme pour la recherche sur la Nouvelle-France »
- Nicolas Delsol (U Laval) : « Vaches immortelles de la Nouvelle France, une étude interdisciplinaire combinant archéologie, histoire et méthodes computationnelles »
- Emmanuel Château-Dutier (U de Montréal) et Josselin Morvan (ANR Experts) : « Structurer, exploiter et valoriser les données d’une recherche au long cours sur l’expertise à Paris au XVIIIe siècle »
- 16h15h-16h30 : Mots de clôture
Ce contenu a été mis à jour le 2 avril 2025 à 11 h 36 min.